ACDED

Partenaire de Partage depuis 2004, l’association ACDED intervient dans le département du Sud-Est d'Haïti.
Une classe de notre partenaire Haïtien l'ACDED
Une classe de notre partenaire Haïtien l’ACDED

Les actions de l’ACDED

L’ACDED apporte un soutien matériel et technique à des écoles primaires, essentiellement communautaires, des communes de Marigot et Cayes-Jacmel. L’association réalise des actions de prévention et d’éducation à la santé dans les écoles et offre un suivi médical aux enfants. L’ACDED met également l’accent sur le développement de l’éducation à la citoyenneté et à la sensibilisation aux questions environnementales.

Notre objectif

Contribuer à une amélioration du système scolaire et des conditions d’assainissement dans des écoles des communes de Jacmel, des Cayes Jacmel et de Marigot.

Les activités de l’ACDED

  • Organiser des séances de formation et de sensibilisation pour les enseignants ;
  • Organiser des journées pédagogiques ;
  • Concevoir, produire et distribuer des documents pédagogiques ;
  • Evaluer les enfants ;
  • Organiser des visites croisées et des journées portes ouvertes ;
  • Appuyer la construction de salles de classes, de sanitaires et de latrines ;
  • Identifier les enfants souffrant de malnutrition et organiser des cliniques mobiles.

Chiffres clés

  • 59 % de la population vit sous le seuil de pauvreté ;
  • La durée moyenne de scolarisation est de 4.9 années ;
  • 85-90 % des écoles sont privées.
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  • Focus sur une action

    CAMP D’ÉTÉ

    Comme chaque année, des enfants ont participé au camp d’été organisé par le programme. C’est une occasion pour les participants de se déplacer, de découvrir d’autres zones, de se faire de nouveaux amis, mais aussi d’apprendre. C’est une manière d’associer loisirs, dans des zones où ils sont rares, et éducation continue, et fonctionnelle. Cette année, les activités du camp ont été centrées sur « les déchets et leur gestion », avec pour slogan « yon peyi pwòp, se responsablite nou chak ak nou tout » (« un pays propre est de la responsabilité de chacun et de tous »).
    L’objectif était de sensibiliser les enfants à la nécessité de vivre dans un environnement propre et comment y parvenir. Toutes les activités ont été réalisées de façon ludique afin que les enfants ne ressentent pas les contraintes de l’école, l’idée étant d’apprendre tout en se divertissant.
    Trente-trois enfants et quatorze maîtres, encadrés par les membres de l’équipe du programme scolaire et de moniteurs externes, ont participé durant une semaine aux différentes activités. Ces pairs éducateurs ont eu à appliquer les connaissances acquises et à les restituer aux autres élèves de leur école respective.
    Des séances de sensibilisation et de formation ont été organisées, afin que les participants soient plus conscients de leur responsabilité vis-à-vis d’un environnement propre et sain, et plus particulièrement de implication dans la réduction des déchets dans leur milieu scolaire. Les incidences que peuvent avoir sur la santé le fait de vivre dans un milieu insalubre ont été mises en évidence.
    Des ateliers sur le recyclage, la récupération des déchets ont été réalisés (comment préparer du compost, comment mettre en place des pépinières …).
    Une sortie a été réalisée à « Lakou Nouyòk », afin de permettre aux enfants de constater les effets de la pollution par des objets en plastique. Ils ont par ailleurs procédé à une récupération de bouteilles en plastique qui jonchaient cet espace.
    Des retombées de ce camp sont déjà palpables. Des enfants de plusieurs écoles ont déjà commencé à fabriquer des poubelles et des balais pour leurs salles de classe, des séances de sensibilisation de masse sur la gestion des déchets ont été réalisées le jour de la rentrée des classes.
    On peut nourrir l’espoir que cette nouvelle génération saura mieux gérer l’espace dans lequel elle vit.

  • Témoignage

    Cantave Saint Louis, témoignage sur la qualité de l’éducation

    « Si plusieurs facteurs conditionnent la qualité de l’enseignement offert à des apprenants, il faut convenir que le plus déterminant est la compétence des enseignants. (…) Or, ce n’est malheureusement pas le cas dans le système éducatif en Haïti où seulement 26.73  % des enseignants du public et 13.05 % de ceux du secteur non public sont des normaliens. Dans les écoles appuyées par l’ACDED, la quasi-totalité des enseignants ne sont pas des normaliens1. (…) Situées dans des zones rurales, d’accès difficiles, dépourvues des services de base, ces écoles ne peuvent compter que sur les ressources humaines disponibles sur place. Les enseignants qui exercent dans ces écoles sont majoritairement des jeunes qui, ayant été contraints de renoncer à poursuivre leurs études classiques, ont fait le choix de rester dans leur communauté en embrassant la carrière d’enseignant. (…) Il est donc indispensable que ces enseignants soient encadrés afin qu’ils puissent progressivement acquérir les compétences nécessaires à l’accomplissement de leurs missions. (…) Le cursus de formation qui leur est proposé comporte à la fois des modules de compétences générales et des modules de compétences disciplinaires. Les enseignants peuvent ainsi acquérir des connaissances relatives au programme du ministère de l’éducation nationale, à la préparation des leçons, à la gestion des classes. »

    1. Diplômés d’une école normale d’instituteurs.

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