Face aux crises, les besoins ne s’arrêtent pas à l’urgence
Guerres, crises économiques, catastrophes climatiques, déplacements de populations… Lorsque survient une crise, les populations les plus vulnérables sont les premières touchées. Et parmi elles, les enfants.
Souvent, leur accès à l’école, à l’alimentation, aux soins ou à un environnement protecteur se retrouve brutalement interrompu. Mais, les conséquences se prolongent bien au-delà de la période d’urgence : déscolarisation, pauvreté accrue, violences, exploitation ou perte de perspectives d’avenir.
Face à ces situations, organisations humanitaires et organisations de solidarité internationale jouent des rôles différents, mais complémentaires.
Certaines interviennent dans l’urgence pour sauver des vies et répondre aux besoins les plus immédiats. D’autres agissent dans la durée pour reconstruire, renforcer les communautés et permettre aux populations de retrouver des conditions de vie dignes et durables.
Toutes ces actions sont indispensables.
À PARTAGE, agir dans la durée pour les Droits de l’Enfant
PARTAGE est une ONG de développement. Depuis sa création en 1973, nous avons fait le choix d’agir dans la durée, aux côtés d’associations locales qui connaissent les réalités de leur territoire et les besoins des enfants.
Notre conviction est simple : les enfants ont besoin de plus qu’une aide ponctuelle. Ils ont besoin de solutions pensées avec leur communauté, qui leur permettent de grandir et de construire leur avenir.
C’est pourquoi, nous travaillons exclusivement avec des partenaires locaux expérimentés dans l’aide à l’enfance. Nous construisons et mettons en œuvre des programmes qui répondent aux besoins identifiés localement, tout en renforçant les compétences et l’autonomie des acteurs que nous accompagnons.
Cette approche s’inscrit dans le temps long : nos partenariats sont construits autour d’engagements pluriannuels, d’un suivi régulier des projets et d’une adaptation permanente aux réalités du terrain.
Agir auprès des enfants, même lorsque les crises bouleversent leur quotidien
Le développement et les crises ne sont pas deux réalités séparées.
Dans certains des pays où PARTAGE intervient, les enfants et leurs familles vivent dans des contextes difficiles.
En Haïti, par exemple, la crise politique, les violences et la pauvreté rendent l’accès à l’éducation particulièrement difficile. Malgré ce contexte, PARTAGE et son partenaire local ADEMA poursuivent leur engagement pour renforcer l’éducation publique. La phase II du projet lancé en 2025 permet d’accompagner 30 écoles publiques et près de 6 000 élèves, leurs familles et leurs communautés.
Au Liban, les crises successives et la guerre ont profondément fragilisé les populations civiles. Avec le MSL et le SESOBEL, PARTAGE accompagne des enfants et leurs familles. MSL agit notamment en faveur de l’éducation et de l’inclusion, tandis que SESOBEL accompagne des enfants et des jeunes en situation de handicap en leur apportant des soins, des services spécialisés et un accompagnement adapté à leurs besoins. Ces actions sont essentielles pour préserver leurs droits, leur dignité et leur inclusion.
En Palestine, les enfants vivent eux aussi dans un contexte marqué par le conflit. Avec IBDAA, PARTAGE agit auprès des enfants pour favoriser leur accès à l’éducation, soutenir leur épanouissement et renforcer leur résilience. Dans un contexte où les enfants sont particulièrement exposés aux conséquences du conflit, maintenir des espaces d’éducation, d’expression et de soutien est essentiel pour préserver leurs droits.
Au Burkina Faso, le contexte sécuritaire et économique fragilise particulièrement les enfants et les familles les plus vulnérables. Avec notre partenaire KEOOGO, PARTAGE soutient des actions de protection de l’enfance, notamment auprès des enfants en situation de rue et des enfants exposés aux violences et à l’exploitation. Avec le DISPENSAIRE TROTTOIR, les enfants et les familles les plus vulnérables peuvent également accéder à des soins de santé et à un accompagnement adapté.
Des actions essentielles, alors que les moyens diminuent
Cette Journée mondiale de l’aide humanitaire intervient dans un contexte où les besoins augmentent alors que les financements consacrés à l’aide internationale sont sous pression.
Cette situation concerne directement les organisations de solidarité internationale et leurs partenaires, qui doivent faire plus avec moins.
Réduire les moyens consacrés à la solidarité internationale, c’est fragiliser des actions essentielles pour les populations les plus vulnérables.
L’aide humanitaire d’urgence est indispensable pour répondre aux situations immédiates. Le développement est indispensable pour construire des solutions durables. La protection, l’éducation, la santé, l’alimentation et le renforcement des communautés sont des leviers complémentaires mais essentiels pour (re)construire demain.
Il ne s’agit donc pas de choisir entre urgence et développement. Il s’agit de faire vivre une solidarité capable de répondre aux besoins des populations, à chaque étape.
Chaque action compte
En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, PARTAGE rend hommage à toutes celles et ceux qui s’engagent, dans l’urgence comme dans la durée, pour les populations confrontées aux crises.
Humanitaires, associations locales, professionnels, bénévoles, donateurs, acteurs de la société civile : chacun joue un rôle.
À PARTAGE, nous continuerons à agir aux côtés de nos partenaires locaux pour défendre les droits des enfants et construire, avec les communautés, des solutions durables.