Des familles déplacées vers Beyrouth et le Mont-Liban
Une grande partie des familles déplacées s’est réfugiée dans les districts de Beyrouth et du Mont-Liban. C’est précisément dans ces zones que les centres du MOUVEMENT SOCIAL, partenaire de PARTAGE, sont implantés.
Malgré la situation sécuritaire difficile, les équipes locales ont rapidement mis en place un plan de contingence afin de continuer à soutenir les enfants.
Les centres de Sin el Fil et Bourj Hammoud restent ouverts et poursuivent les activités du projet LINK, financé notamment avec le soutien de l’AFD. Ils sont désormais également en mesure d’accueillir des enfants récemment déplacés dans ces quartiers.
Maintenir un cadre sécurisant pour les enfants
Les équipes éducatives et sociales s’adaptent à l’évolution de la situation :
- Si les écoles restent fermées, les éducateurs organiseront des activités socio-émotionnelles et récréatives dans les centres et dans les lieux d’hébergement.
- Si les écoles rouvrent, les activités de soutien scolaire reprendront normalement dans les centres.
- Les programmes de soutien psychosocial seront élargis pour accueillir des groupes d’enfants et de parents déplacés.
- Les familles ayant besoin d’un accompagnement plus approfondi pourront être orientées vers un suivi individualisé.
Les éducatrices, récemment libérées après la fin d’un cycle de formation, sont également mobilisées pour intervenir dans les centres d’hébergement si nécessaire.
Une adaptation permanente des équipes
La situation reste néanmoins fragile. Le centre de Jnah a dû fermer temporairement pour des raisons de sécurité. L’équipe travaille actuellement à trouver un lieu plus sûr et reste en contact avec les familles bénéficiaires pour évaluer leur situation et leurs besoins.
Pour continuer à accompagner les enfants :
- un accompagnement en ligne est mis en place,
- les éducateurs peuvent être redéployés vers d’autres centres du MSL,
- la gestion de cas et le suivi social se poursuivent à distance.
Les activités seront également adaptées dans les centres d’hébergement dès que les autorités libanaises auront défini le cadre d’intervention des organisations.
Une situation très préoccupante pour notre partenaire SESOBEL
La situation est également extrêmement difficile pour notre autre partenaire au Liban, SESOBEL, dont les activités sont aujourd’hui presque à l’arrêt. Les bombardements se poursuivent et le nombre de personnes déplacées ne cesse d’augmenter. De nombreux réfugiés trouvent refuge dans les écoles publiques, désormais largement saturées, faute de lieux d’accueil suffisants.
Dans ce contexte d’incertitude, l’équipe espère pouvoir reprendre l’accueil des enfants dès lundi prochain, en fonction des décisions prises par les écoles privées. Mais rien n’est encore certain. Une partie des équipes continue de se rendre au travail, tandis que d’autres, vivant dans des zones particulièrement exposées, ne peuvent plus se déplacer.
La guerre pèse lourdement sur le quotidien des familles libanaises, qui vivent dans la peur et l’angoisse. Les pénuries pourraient rapidement s’aggraver : denrées alimentaires, eau, gaz, carburant ou encore fioul pour le chauffage. Par ailleurs, les activités d’autofinancement de SESOBEL – expositions et ventes prévues dans les prochains mois – ont été annulées, alors qu’elles représentent une source essentielle de financement pour la poursuite de leurs actions.
Malgré l’absence d’horizon clair à ce stade, les équipes continuent de faire tout leur possible pour maintenir un lien avec les enfants et leurs familles, dans l’espoir de pouvoir reprendre progressivement leurs activités.
Aux côtés de nos partenaires et des enfants
Face à cette nouvelle crise, la mobilisation des acteurs locaux est essentielle. Les équipes du MOUVEMENT SOCIAL font preuve d’une remarquable capacité d’adaptation pour continuer à soutenir les enfants et leurs familles.
PARTAGE reste pleinement engagé à leurs côtés afin que, même dans l’urgence et l’incertitude, les enfants continuent d’avoir accès à un soutien éducatif, psychosocial et protecteur.
Dans ces moments difficiles, votre soutien est plus précieux que jamais. Grâce à vous, les équipes locales peuvent agir rapidement et continuer à accompagner les enfants qui en ont le plus besoin.