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« PARTAGE a toujours été plus qu’un bailleur : un véritable partenaire »

Entretien avec Wassana Kaonoparat, Directrice du CPCR en Thaïlande - Décembre 2025

Publié le 04 février 2026

Pouvez-vous vous présenter ainsi que le CPCR ?

Sawasdee kha ! Je m’appelle Wassana Kaonoparat et je suis la Directrice du Center for the Protection of Children’s Rights (CPCR). J’ai rejoint l’organisation en 1991, il y a presque 35 ans. Je suis juriste de formation et j’ai ensuite étudié le travail social, deux fonctions que j’ai exercé au sein du CPCR.

Portrait de Wassana Kaonoparat, Directrice du Center for the Protection of Children’s Rights (CPCR)

Le CPCR est une organisation non gouvernementale qui protège les enfants victimes de violences et d’exploitation. Dès le départ, nous avons travaillé sur des situations très concrètes : assurer la sécurité des enfants, accompagner les familles, collaborer avec les travailleurs sociaux du gouvernement et les autorités. Notre force a toujours résidé dans notre approche globale, centrée sur l’intérêt des enfants.

Comment votre travail a-t-il évolué au fil des années ?

Au début, nous intervenions surtout après les violences. Mais nous avons vite compris que la prévention était essentielle. Il fallait agir plus tôt, avant que les enfants ne soient en danger. C’est ainsi que nous avons commencé à travailler davantage avec les écoles, les enseignants, les parents et les communautés.

C’est aussi à ce moment-là que notre partenariat avec PARTAGE a commencé, il y a environ 27 ans. Cette collaboration a été très importante pour le CPCR, car elle nous a permis de développer de nouvelles approches, notamment en milieu scolaire. Travailler avec les écoles ne signifie pas seulement « enseigner » aux enfants, mais surtout veiller à ce que l’environnement scolaire soit un espace sûr pour eux, sur le plan physique comme émotionnel.

PARTAGE : Quels projets menés avec PARTAGE vous semblent particulièrement marquants ?

Beaucoup de projets ! Je pense notamment au programme « Feeling Yes, Feeling No », qui vise à aider les enfants à comprendre les notions de zones intimes, à reconnaître les situations à risque et à se protéger pour éviter les violences sexuelles. C’est avec PARTAGE que nous avons commencé ce travail afin de développer des contenus réellement adaptés au contexte thaïlandais et à la réalité des enfants.

Ensemble, nous avons aussi développé de nombreux outils éducatifs, y compris des supports numériques : vidéos, jeux, situations interactives. Tous ces contenus sont accessibles gratuitement sur notre site internet ou YouTube, afin que le plus grand nombre d’enfants et de professionnels puissent en bénéficier. Pendant la période du COVID, ces outils ont été particulièrement précieux.

Quel impact le partenariat entre PARTAGE et le CPCR a-t-il eu pour les enfants en Thaïlande ?

Ce travail n’a pas bénéficié uniquement aux enfants, mais aussi à leurs familles, au CPCR et plus largement à toute la société. Au-delà des actions de prévention des violences et de protection des enfants en danger, nous travaillons avec le ministère de l’Éducation pour faire évoluer durablement les pratiques et les politiques de protection de l’enfance à l’échelle nationale. En 27 ans de partenariat entre PARTAGE et le CPCR, des générations d’enfants ont grandi dans des environnements plus sûrs, plus respectueux et porteurs d’espoir. Et je peux dire que travailler avec PARTAGE a aussi été un véritable temps d’apprentissage pour le CPCR.

Le partenariat touche aujourd’hui à sa fin. Comment le CPCR vit-il cette étape ?

Nous comprenons pleinement cette décision. Aujourd’hui, PARTAGE choisit de soutenir des enfants dans d’autres régions du monde, où les besoins sont particulièrement importants. Pour nous, PARTAGE n’a jamais été seulement un donateur, mais un véritable partenaire, et même un ami.

Même après la fin du partenariat, l’impact de ce travail se poursuivra. De nombreux acteurs continueront d’utiliser les ressources que nous avons développées et plusieurs dispositifs mis en place grâce au soutien de PARTAGE continueront d’exister tels que les réseaux d’écoles protectrices des enfants.

Je tiens à remercier chaleureusement toutes les marraines, parrains et donateurs qui ont soutenu le CPCR à travers PARTAGE. Grâce à vous, des milliers d’enfants ont été mieux protégés. Même si le partenariat se termine, la relation humaine, elle, demeure.

Khop khun kha. Merci du fond du cœur.

 

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