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NEPAL : Fermeture de l’école d’Angan

Publié le 04 mai 2026

A Katmandou (Népal), le quartier de Jagritinagar – où est située l’école gérée par notre partenaire BIKALPA – a été démoli par les autorités. Parce qu’il est essentiel pour nous de pouvoir laisser la parole à nos partenaires sur les réalités qui sont les leurs, cet article a été rédigé par  Sushma Limbu, directrice adjointe à BIKALPA, notre partenaire au Népal.

Namaste, 

Nous vous écrivons aujourd’hui depuis Katmandou pour vous donner des nouvelles de la situation que traverse actuellement la communauté de Jagritinagar, où nous intervenons depuis de nombreuses années. 

Jagritinagar est un quartier informel situé à proximité de la rivière Bagmati, dans le quartier de Sinamangal à Katmandou. Depuis plus de 20 ans, des familles y vivaient et y avaient construit leur vie, malgré des conditions précaires. C’est aussi dans ce quartier que se trouvait notre école Angan, un lieu essentiel pour les enfants de la communauté. 

Récemment, cette zone a été démolie par les autorités népalaises. Cette décision était attendue depuis longtemps, mais elle s’est concrétisée de manière soudaine, sans véritable planification ni transition adaptée pour les familles. Aujourd’hui, le quartier n’existe plus. 

Nous sommes profondément attristés par la disparition de cet espace de vie et de solidarité. Mais dans ce contexte difficile, nous tenons à partager un point essentiel : tous les enfants et leurs familles sont en sécurité. 

Depuis la démolition, les familles tentent de se réorganiser dans l’urgence. Certaines ont pu accéder à des abris mis en place par le gouvernement, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans des logements en location, chez des proches ou dans des solutions provisoires, souvent précaires. 

D’après les informations recueillies par notre équipe, environ 70 % des familles ont enregistré leurs pertes auprès des autorités. Une partie d’entre elles a déjà été relogée temporairement, notamment dans des abris installés près du stade Dasarath. Ces solutions restent toutefois transitoires. À terme, les familles devraient être déplacées vers des sites désignés par le gouvernement, mais les modalités et les délais restent encore incertains. 

Dans ce contexte, de nombreuses organisations locales, associations d’habitants et acteurs des droits humains se mobilisent pour défendre les droits des familles concernées. Elles appellent à une meilleure prise en compte des droits de l’enfant et à une transition plus digne et mieux accompagnée pour les populations déplacées. 

Face à cette situation, notre priorité est claire : maintenir le lien avec les enfants et leurs familles. Nos équipes restent mobilisées et en contact régulier avec la communauté, malgré la dispersion des familles, afin de suivre leur situation et d’adapter notre accompagnement dans les semaines à venir. 

Même si les infrastructures ont disparu, notre engagement, lui, reste intact. Dans des moments comme celui-ci, notre rôle est aussi d’écouter, de soutenir et de continuer à défendre les droits des enfants, en lien avec les autres acteurs locaux. 
 
Cette situation rappelle à quel point les communautés les plus vulnérables sont exposées à des décisions brutales, et combien il est essentiel d’accompagner ces transitions dans le respect des droits humains. PARTAGE reste aux côtés de BIKALPA pour suivre l’évolution de la situation et soutenir les actions en faveur des enfants et de leurs familles.

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