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Inde : l’hygiène menstruelle reconnue comme un droit fondamental

4 jeunes filles en classe à Dehli en Inde - 2023

Publié le 03 mars 2026

Une décision historique pour la dignité et l’avenir des filles

C’est une avancée majeure. La Cour suprême de l’Inde vient de reconnaître l’hygiène menstruelle comme un droit fondamental. Une décision qui marque un tournant pour des millions d’adolescentes, en affirmant clairement que la santé menstruelle n’est ni un privilège ni un luxe — mais un droit.

Pour notre partenaire local SARD, avec qui PARTAGE accompagne les enfants les plus vulnérables sur le terrain, cette reconnaissance vient renforcer un plaidoyer de longue date : les règles ne doivent jamais être un obstacle à l’éducation, à la santé ou à la dignité.

Un droit qui protège la scolarité des filles

En imposant la distribution gratuite de protections hygiéniques dans les écoles, la Cour suprême reconnaît une réalité trop souvent invisible : pour de nombreuses adolescentes issues de milieux défavorisés, le manque d’accès à des produits adaptés entraîne :

  • des absences répétées ;
  • une perte de confiance et un sentiment de honte ;
  • parfois même un décrochage scolaire.

Garantir l’accès à des protections hygiéniques, c’est donc protéger bien plus que la santé : c’est protéger la scolarité et l’avenir des filles.

Sur le terrain : entre espoir et défis

Si cette décision est porteuse d’espoir, sa mise en œuvre reste un défi.

D’après l’expérience de SARD à Delhi, en Uttar Pradesh et notamment à Moradabad, toutes les écoles ne sont pas encore en mesure d’assurer une distribution régulière. Les contraintes financières et logistiques pèsent sur les établissements, et les chaînes d’approvisionnement publiques peuvent connaître des ruptures.

Le droit est désormais inscrit. Reste à le rendre effectif, partout, pour toutes.

Les filles les plus à risque d’être oubliées

SARD accompagne plusieurs profils d’adolescentes :

  • Celles scolarisées dans les écoles publiques ;
  • Celles inscrites dans des systèmes d’« open schooling », qui étudient à domicile et ne se déplacent que pour les examens ;
  • Celles qui participent aux groupes communautaires de SARD, mais ne sont plus scolarisées.

Si les premières devraient bénéficier directement des distributions organisées à l’école, les deux autres catégories risquent d’être exclues du dispositif.

Grâce à ses programmes en santé, éducation et protection de l’enfance, SARD est en mesure d’identifier ces jeunes filles au sein des communautés et de leur apporter un soutien direct. C’est là que l’action de proximité devient essentielle : faire le lien entre une décision nationale et la réalité locale.

Transformer une décision historique en changement concret

Pour SARD, cette reconnaissance ouvre de nouvelles possibilités d’action :

  • plaider pour une mise en œuvre effective dans les écoles ;
  • suivre la disponibilité réelle des protections dans les établissements partenaires ;
  • combler les lacunes pour les adolescentes non scolarisées ;
  • informer les jeunes filles de leurs droits et les aider à accéder aux dispositifs publics.

SARD reste confiant quant à l’impact à long terme de cette décision. Mais pour que ce droit devienne une réalité tangible, une coordination étroite entre écoles, autorités locales et organisations communautaires sera indispensable.

Grâce à vous, aucune fille ne doit être laissée de côté

Le travail de terrain soutenu par PARTAGE permet d’accompagner les adolescentes les plus vulnérables, celles qui risqueraient autrement de passer entre les mailles du système.

Grâce à votre engagement, nous pouvons contribuer à faire en sorte que cette avancée juridique devienne une avancée concrète dans la vie des jeunes filles.

Parce que la dignité n’est pas négociable. Et que chaque fille mérite de poursuivre son éducation, sans que ses règles ne soient un obstacle.

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