Le contexte du conflit
Les différends frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge sont anciens et concernent des zones héritées de tracés coloniaux. Des régions comme Preah Vihear ont été historiquement contestées, entraînant de nombreux affrontements au fil des décennies.
Fin 2025, le conflit a de nouveau dégénéré :
- Des tirs d’artillerie et frappes aériennes touchent les zones frontalières et les communes proches,
- Des bombardements par avions F‑16 ont été signalés dans des villages cambodgiens,
- Des civils ont été forcés de fuir, entraînant une nouvelle vague massive de déplacés.
La situation politique en Thaïlande s’est également fragilisée : le Premier ministre Anutin Charnvirakul a dissous le Parlement, annonçant des élections anticipées, dans un contexte de tensions accrues liées à la gestion du conflit.
Une crise qui s’étend, des besoins essentiels qui grandissent
La reprise des hostilités a forcé des dizaines de milliers de familles à fuir leur domicile, abandonnant leurs terres, leurs moyens de subsistance et leurs écoles. Selon les autorités cambodgiennes et les organisations locales, des centaines de milliers de personnes – hommes, femmes et enfants – ont été contraintes de se réfugier dans des zones plus sûres à l’intérieur du pays – notamment dans la province de Pursat où intervient notre partenaire.
Dans cette province, située à plusieurs dizaines de kilomètres de la zone de combat direct, des familles venues des zones frontalières parfois plus exposées vivent désormais dans des conditions précaires, attendant des jours meilleurs tout en cherchant à assurer la survie de leurs enfants.
Nous suivons de près les récents affrontements le long de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, notamment dans la province de Pursat, le district de Veal Veng ainsi que dans les districts ciblés par notre programme à Srey Snam et Angkor Chum dans la province de Siem Reap.
Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, la situation reste pour l’instant sous contrôle. Des alertes de sécurité ont été émises et l’accès aux zones proches des affrontements est interdit. Le district de Veal Veng demeure sûr, bien que certaines personnes aient été déplacées et se soient réfugiées dans le district.
Notre équipe sur le terrain à Pursat et Siem Reap continue d’évaluer l’impact des affrontements sur les familles et les enfants. L’objectif est de déterminer comment BANDOS KOMAR peut apporter un soutien concret aux personnes déplacées, notamment en matière d’hygiène, de santé, de matériel scolaire ou de kits de premiers secours. Nous réfléchissons également aux moyens de connecter les enfants déplacés à nos écoles existantes afin de ne pas interrompre leur scolarité.
Si nos investigations révèlent des besoins précis où nous pouvons intervenir ou compléter l’action d’autres ONG, nous soumettrons une proposition à Partage pour examen et validation.
Pour le moment, tous les membres du personnel de BANDOS KOMAR et leurs familles sont en sécurité. Les écoles, enfants et familles que nous soutenons dans le district de Veal Veng n’ont pas été directement affectés et il n’y a actuellement aucun signalement de familles parrainées déplacées.
BANDOS KOMAR maintient une coordination étroite avec les autorités locales et les directeurs d’écoles pour assurer une veille constante et pouvoir intervenir rapidement si la situation évolue.