Le VILLAGE D'EVA
Une présence essentielle dans la tourmente
La mobilisation des donatrices et des donateurs a permis au VILLAGE D’EVA de relancer progressivement ses activités, sans jamais cesser de répondre aux besoins essentiels des enfants les plus exposés.
D’abord, la réouverture des centres. Jusqu’à la fin du mois de janvier, l’action du VILLAGE D’EVA s’est tournée vers l’urgence. Dans le cadre de partenariats, le VILLAGE D’EVA a pu fournir plus de 35 000 repas, à hauteur de 1 600 repas par jour distribués par les équipes, aux habitants proches des centres.
En parallèle, les maraudes ont permis de retrouver ou d’avoir des nouvelles de la majorité des enfants accompagnés préalablement et de les accueillir pour des activités pédagogiques dès le mois de février. Depuis, c’est avec beaucoup de joie que les équipes de l’association ont vu les centres se remplir à nouveau et les activités annexes reprendre. Avec les partenaires locaux, les activités de lecture de contes, de découverte du numérique, de sensibilisation ludique à la santé mentale ou de pratique sportive, ont pu reprendre. Si les mots peuvent sembler forts, les équipes qualifient cette période de « nouveau souffle » pour l’association, mais aussi au niveau personnel. Voir les enfants sourire, venir avec plaisir, créer du lien entre eux à nouveau, a parfois contribué à panser les blessures liées aux cyclones et à rappeler à chacun le sens de sa mission.
Par ailleurs, grâce aux actions conjointes du VILLAGE D’EVA, les actions de santé et d’hygiène, déjà importantes avant Chido, mais primordiales dans le post-crise, ont pu reprendre. Une campagne de rattrapage vaccinal a été menée dans les centres, permettant la vaccination de plus de 500 enfants, les maraudes ont permis d’aller soigner des personnes directement dans les bangas et des kits d’hygiène ont été distribués gratuitement aux familles.
L’important maintenant est de ne pas relâcher les efforts et de rappeler que l’urgence continue. L’accès à l’eau et à la nourriture reste très complexe pour les bénéficiaires du VILLAGE D’EVA et la question de la santé mentale est particulièrement importante. Ainsi, les activités se multiplient pour apporter de la joie aux jeunes et leur offrir des espaces d’expression de leurs émotions. Dans les semaines qui viennent, des ateliers d’expression des émotions via le sport seront menées et les équipes seront formées pour que ces activités fassent partie intégrante de l’outil pédagogique du VILLAGE D’EVA. De même, les sensibilisations à la vie affective, relationnelle et sexuelle reprennent progressivement, autour de thèmes tels que le consentement, la connaissance du corps, la contraception… Grâce à votre soutien, le VILLAGE D’EVA peut avoir un impact durable sur le développement des enfants, en participant à une mission de protection de l’enfance.
Enfin, lorsqu’on interroge les enfants sur ce qui les motive à fréquenter l’école, voici les raisons qu’ils partagent :
- « Pour avoir un avenir meilleur, découvrir de nouveaux trucs sur l’informatique qui est ma passion et devenir pilote. », Prince, 11 ans
- « Parce que si je ne vais pas à l’école, je vais abîmer ma vie. Je veux aller à l’école pour me faire beaucoup de camarades, découvrir plein de choses en maths, en français et aussi le sens de la vie. », Angel, 13 ans
- « Parce que mes professeurs me donnent un repas, et pour écrire bien et lire bien. », Thaminat, 12 ans
- « Pour me permettre de préparer une meilleure vie, d’avoir une bonne éducation en dehors de chez moi, et de communiquer avec les autres. Pour savoir gérer mon argent, et savoir résoudre mes problèmes. », Ismael, 12 ans
- « Parce que je veux apprendre la lecture. », Martina, 9 ans
- « Pour que mes parents soient fiers de moi, pour devenir riche pour récompenser mes parents et ma famille. », King, 13 ans
- « Parce que je me sens bien à l’école. », Ahnria
- « Parce qu’à l’école on nous donne des défis, et que l’école c’est aussi un endroit d’amitié, de respect et de solidarité. A l’école on est une famille, on est tous unis. », Daniel, 14 ans
- « Parce que sans l’école, on n’est plus rien. », Soyfidine
- « Pour avoir des choses à moi et ne pas vouloir quelque chose de quelqu’un. », Laïliya
Aujourd’hui, le besoin d’aide reste immense. Les enfants accompagnés par le VILLAGE D’EVA sont encore confrontés à des conditions de vie extrêmement précaires : perte de leur maison, interruption de leur scolarité, insécurité alimentaire, stress post-traumatique. Leur journée dans nos centres est leur ilot de résilience ! Les équipes restent pleinement mobilisées, mais votre soutien demeure essentiel. Au-delà des actions que vos soutiens permettent, faire vivre une association comme le VILLAGE D’EVA, c’est aussi exprimer aux jeunes qu’ils ne sont pas seuls, qu’on se soucie d’eux et qu’ils sont importants. Nous avons besoin de votre soutien pour poursuivre et intensifier notre action.
On ne lâche rien
Merci pour votre solidarité. Continuons, ensemble, à répondre présent·e·s pour Mayotte.