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Sud de Madagascar : trois tempêtes en six semaines, ça fait mal !

Nos partenaires sur le terrain

Dégâts à Madagascar suite à une tempête

Publié le 16 mars 2025

Le Sud de Madagascar vient d’être frappé par le cyclone tropical Jude, la troisième tempête à toucher cette région en l’espace de six semaines. Si Jude n’était pas classé parmi les cyclones les plus intenses, son passage a amplifié les dégâts dans cette zone déjà fragilisée par les deux tempêtes précédentes. D’après le bilan provisoire du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) du 16 mars 2025 à 14h30, l’impact est considérable.

 

Une succession de tempêtes

Depuis le début de l’année 2025, le Sud de Madagascar a traversé des phénomènes météorologiques d’une rareté exceptionnelle pour une zone habituée à son climat semi-aride dont les précipitations annuelles moyennes ne dépassent pas les 500 mm. Tout a commencé fin janvier avec le passage du cyclone tropical intense Elvis (catégorie 3), suivi fin février par le cyclone tropical modéré Honde (catégorie 2). Puis, le 14 mars, le cyclone tropical Jude est venu achever ce cycle de destructions. Cette répétition rapprochée de tempêtes, bien que d’intensité modérée, a eu des effets dévastateurs sur une population déjà éprouvée.

Un bilan humain et matériel alarmant

Selon le bulletin flash n°2 du BNGRC, en date du 16 mars 2025, Jude a touché 49 communes réparties sur 11 districts et 4 régions : Anosy, Androy, Atsimo-Andrefana et Atsimo-Atsinanana. Le bilan provisoire fait état de : 1 décès signalé à Ankilimafaitry Bas, commune d’Ambovombe, district d’Ambovombe, 1 blessé dans le fokontany d’Ambaniavoha, 15 048 sinistrés, soit 4 573 ménages.

Sur le terrain, nos partenaires locaux, notamment l’ONG ASOS, participent aux côtés du BNGRC à l’évaluation rapide multisectorielle. Les premiers constats sont sans appel : routes coupées, infrastructures effondrées et difficultés d’approvisionnement.

Des infrastructures mises à genoux

Les routes et infrastructures ont subi d’importants dégâts : RN7 fermée temporairement, rouverte en priorité par les autorités pour permettre l’approvisionnement de Toliara, RN10 (Beahitsy-Ampanihy) avec plusieurs bourbiers et brèches rendant l’accès difficile, voire impossible, de même pour la RN10 (Ampanihy-Ambovombe) où la stagnation d’eau sur plusieurs tronçons, notamment à Beloha et Tsivorikely, rend l’accès compliqué, voire impraticable.

Dans la zone sud de Madagascar, la coupure de l’électricité aggrave encore la situation. À cela s’ajoute une insécurité grandissante, profitant aux brigands et coupeurs de route. Un incident a notamment été signalé dans la commune rurale d’Analamary, où une attaque de Dahalo (les Dahalo sont des groupes criminels organisés qui opèrent dans les zones rurales, principalement dans le sud et le centre du pays) a été rapportée par les autorités locales.

L’éducation en péril

L’impact sur l’éducation est particulièrement critique. Les écoles enregistrent des dégâts considérables, allant de toitures partiellement arrachées à des établissements totalement décoiffés. Aucun établissement n’est épargné. Avant même le passage de Jude, l’état des écoles était déjà préoccupant. Aujourd’hui, nous faisons face à une situation de crise : perte de matériel didactique et pédagogique, et un risque accru pour la reprise des cours.

Solidarité avec nos partenaires présents sur place

Alors que le BNGRC structure la réponse d’urgence et mobilise l’aide humanitaire, nos partenaires, BEL AVENIR et ASOS, restent en première ligne pour apporter assistance à nos bénéficiaires. L’évaluation des besoins est en cours.

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