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Cantines scolaires : un levier durable pour les droits de l’enfant

Quatre enfants à table, souriants, avec une assiette deavtn eux aux Comores - 2025

Publié le 02 avril 2026

Le 23 mars dernier, PARTAGE a eu le plaisir d’organiser, aux côtés de l’Agence Française de Développement (AFD), une conférence dédiée à un enjeu majeur : le rôle des cantines scolaires dans la promotion des droits de l’enfant.

Cette rencontre a réuni des acteurs clés — institutions, chercheurs, partenaires et entreprises — autour d’une conviction partagée : l’alimentation scolaire est un levier stratégique pour construire des sociétés plus justes et durables.

En ouverture, les équipes de l’AFD ont rappelé l’importance de renforcer les investissements dans des approches intégrées, à la croisée de l’éducation, de la nutrition et du développement local, tout en accompagnant les politiques publiques dans la durée.

 

Un levier d’impact puissant, éclairé par la recherche

L’intervention de Sylvie Avallone, professeure à l’Institut Agro Montpellier et membre du consortium international de recherche sur la santé et la nutrition scolaire, a permis de poser les bases scientifiques de ce constat.

Ses travaux démontrent que les cantines scolaires constituent l’un des investissements les plus efficaces pour répondre simultanément à plusieurs enjeux majeurs.

1 dollar investi dans l’alimentation scolaire peut générer entre 7 et 35 dollars de retombées économiques et sociales.

Au-delà de ce retour sur investissement, les bénéfices sont multiples :

  • amélioration de l’assiduité et de la réussite scolaire
  • réduction du redoublement
  • amélioration de la santé et de la nutrition
  • prévention des carences, notamment l’anémie
  • augmentation des revenus futurs des enfants

Comme l’a souligné Sylvie Avallone, les cantines scolaires jouent également un rôle clé dans la construction des habitudes alimentaires dès le plus jeune âge, avec des effets durables à l’échelle des individus… et des sociétés.

 

Des engagements internationaux… au défi du passage à l’échelle

Les échanges ont également permis de rappeler la dynamique internationale en cours.
Plus de 100 pays se sont engagés à renforcer leurs programmes d’alimentation scolaire, notamment dans le cadre de la coalition mondiale sur les repas scolaires.

Pour autant, le défi reste immense : des millions d’enfants n’ont toujours pas accès à une alimentation de qualité.

Pour les équipes de l’AFD, l’enjeu est désormais clair : passer à l’échelle, en soutenant des modèles efficaces, durables et adaptés aux contextes locaux.

Plusieurs leviers ont été identifiés :

  • développer des approvisionnements locaux et décentralisés
  • structurer des cadres politiques clairs et une gouvernance multisectorielle
  • garantir l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’éducation nutritionnelle
  • cibler prioritairement les populations les plus vulnérables, notamment les jeunes filles

 

Le rôle clé du partage de connaissances

Les travaux du consortium international présentés lors de la conférence illustrent également l’importance de la recherche et des communautés de pratique.

En rassemblant chercheurs, institutions et décideurs publics, ces dynamiques permettent :

  • d’identifier les pratiques les plus efficaces
  • de diffuser des connaissances accessibles
  • d’accompagner les États dans la conception
  • de politiques publiques ambitieuses

Un enjeu essentiel pour accélérer la transformation à grande échelle.

 

PARTAGE engagé aux côtés des acteurs du changement

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour PARTAGE de présenter son programme “Cantines des écoles du monde”, porté par sa directrice générale, Yolaine Guérif et cofinancé par l’AFD.

Déployé au Bénin, en Égypte, aux Comores et en France, ce programme repose sur une approche globale qui permet d’améliorer la qualité de l’éducation, facilite l’accès des enfants à une alimentation scolaire et ainsi favorise l’apprentissage collectif entre acteurs pour nourrir les politiques publiques.

Le programme intègre également un axe fort d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) en France, en mobilisant des jeunes autour des enjeux d’alimentation durable, de solidarité et de justice sociale.
Cette dimension permet de créer des ponts entre les territoires et de renforcer le pouvoir d’agir des nouvelles générations.

À horizon 3 ans ce sont, 97 écoles accompagnées, 46 cantines soutenues et 3 millions de repas distribués !
Avec des impacts concrets attendus sur l’assiduité, la réussite scolaire et l’engagement des communautés.

Un objectif clair : -10% d’absentéisme et +10% de passage en classe supérieure

Des alliances au service de l’impact

Enfin, l’intervention de la Fondation Bel a illustré le rôle déterminant des partenaires philanthropiques dans le déploiement de solutions concrètes.

En soutenant notamment la réhabilitation de cantines scolaires en Égypte aux côtés de PARTAGE, la fondation contribue à renforcer des dispositifs à fort impact, directement ancrés dans les réalités locales.

Agir ensemble pour l’avenir des enfants

Cette conférence a mis en lumière une conviction forte : les cantines scolaires sont bien plus qu’un dispositif social — elles constituent un véritable levier de transformation.

Investir dans l’alimentation scolaire, c’est agir à la fois sur l’éducation, la santé, l’égalité des chances et le développement des territoires.

A PARTAGE, nous sommes convaincus que les solutions existent.
Le défi est désormais collectif : les déployer à grande échelle, de manière durable et concertée.

 

Merci à tous les participants pour leur engagement aux côtés des enfants.

 

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