Comment êtes-vous entrée à PARTAGE ?  

J’ai confiance dans PARTAGE dont l’esprit me plait depuis… 37 ans, est-ce possible ?  

Vous ignorez sans doute l’histoire de ce don au long cours ? La voici. A l’été 1987, j’ai séjourné chez une collègue de travail qui m’avait invitée dans sa résidence de vacances. Elle m’avait parlé de sa joie de parrainer un petit garçon au Kerala, elle qui n’avait pas d’enfant.  Ce petit garçon était né à la même date et la même année que mon fils aîné. Colette connaissait sans doute les fondateurs de PARTAGE, car elle avait été l’une des premières à devenir marraine d’un enfant.  

Ce fut un très joli séjour. Hélas, trois jours après mon retour en région parisienne, j’apprenais, par une amie qui m’avait succédé chez Colette, le décès brutal de celle-ci, morte à 40 ans d’une crise cardiaque. Avec une troisième amie, il nous alors semblé que la meilleure façon d’honorer le souvenir de Colette, était de reprendre à nous trois le parrainage de ce petit garçon qui lui était cher. Ce parrainage, nous l’avons mené jusqu’à son terme, les 18 ans de Peter. Ainsi se nommait-il. Au fur et à mesure que mes moyens financiers se sont accrus, j’ai pu augmenter ma contribution à PARTAGE, ainsi qu’à d’autres associations qui toutes ont en commun de consacrer plus d’argent aux actions elles-mêmes qu’à faire briller leur image…     

Quelles valeurs à PARTAGE vous semblent primordiales ? 

Le partage. La transparence. L’attention portée à la scolarisation 

Aujourd’hui, vous êtes marraine d’action au Népal et en Équateur et donatrice solidaire. Est-ce important ?  

Très. Le parrainage collectif me plait bien car ça personnalise, je sais où va l’argent. Il se crée un lien supplémentaire par les nouvelles reçues du groupe. Le parrainage d’action correspond à mon idée de la solidarité. Je suis également adhérente à l’association. Adhérer est pour moi une évidence. L’adhésion sert aux frais de fonctionnement. Elle garantit que l’argent donné par ailleurs est vraiment versé aux parrainages.  Pour moi, c’est un des aspects de la transparence. 

Comment ressentez-vous la solidarité aujourd’hui de la part des plus jeunes générations. En tant que mère, en tant que grand-mère. Comment avez-vous vu évoluer les choses. Avez-vous de l’espoir pour cette génération ? 

Il n’y a pas les jeunes, mais des jeunes, tous différents. Je crois qu’il y en beaucoup pour qui la solidarité en acte est une réalité. Par exemple, là où je vis, il y a des maraudes faites par des jeunes gens. Les actions ne passent pas forcément par les mêmes canaux. On ne travaille pas de la même façon. Ce n’est pas qu’une question de génération, les modes de vie ont changé et cependant l’’envie d’être utile demeure, elle est liée à notre condition d‘humains. On ne serait rien sans les uns et les autres.