Projet Partage 2020 : soutenez l'hygiène et la promotion de la santé pour les filles dans 20 écoles au Népal

Hygiène et promotion de la santé : pour les filles dans 20 écoles du Népal

Projet avec notre partenaire Bikalpa - Népal

30 % des filles au Népal râtent l’école à cause de leurs règles. Il faut agir !

[CONTEXTE] Les menstruations, un sujet tabou au Népal qui entrave les droits des filles

Jeunes filles népalaises - BikalpaLes jeunes filles népalaises de 12 à 19 ans représentent 22 % de la population.

Au Népal, beaucoup de jeunes filles manquent les cours, voire même abandonnent l’école, et ce pour une seule raison : leur cycle menstruel. Au Népal, les règles sont taboues. Les népalaises qui ont leurs règles sont considérées comme « impures » ou « intouchables » durant cette période. Les superstitions sont telles, que durant leurs règles, les filles ne peuvent aller à l’école, ni manipuler des fruits ou des fleurs, ni entrer dans les temples, ni toucher les hommes et garçons de leur famille, ni entrer dans la cuisine. Certaines communautés rurales continuent même à les isoler dans une hutte construite à l’extérieur de la maison durant leurs règles. Ce qui les exposent tout à la fois au froid, à la chaleur ou encore à des attaques d’animaux.
L’impureté culturelle et religieuse associée aux règles fait que l’on en parle très peu.

Les filles vivent ce moment dans des conditions abominables, avec parfois de vieux chiffons en guise de serviettes hygiéniques, aucun endroit adapté pour se changer et isolées hors de la maison familiale.
Leur santé est mise en danger.

Les écoles du Népal ne gèrent pas réellement ce problème, n’offrant peu de facilité sanitaire aux filles durant ces jours, souvent inconfortables. La honte, la stigmatisation et le manque
d’information découragent les élèves, qui sont alors tentées de manquer l’école quand elles ont leurs règles. Beaucoup de filles restent à la maison pour ne pas se faire embêter et pour éviter d’avoir à se changer dans les toilettes communes sans eau, sans serviette hygiénique convenable, sans poubelle et sans possibilité d’intimité.

« 30 % des élèves filles, au Népal, manquent l’école à cause de leurs règles et 41% de ces filles le font car elles n’ont pas d’endroit à l’école pour se changer ou laver leurs protections » (source : rapport des Nations Unis). Ces chiffres sont alarmants !

Le gouvernement népalais a fait de l’accès à l’eau, de l’amélioration des conditions sanitaires et de l’hygiène une de ses priorités depuis 2011, et l’hygiène menstruelle fait partie de cette démarche, même si dans les faits, il y a encore beaucoup à faire !

[PROJET] Installation de sanitaires adaptés et sensibilisation à l’hygiène pour venir en aide à ces jeunes filles népalaises

Pour s’attaquer à ce problème crucial, Bikalpa mène un projet de mise en place d’espaces sanitaires réservés aux filles dans 20 écoles de la vallée de Katmandou. Cela comprend la formation à la fabrication de serviettes hygiéniques lavables, l’installation de point d’eau et un travail de sensibilisation sur le sujet des menstruations. Mené par des filles, ce projet inclura aussi les garçons, les hommes et tout l’écosystème scolaire.

Dans 20 écoles de la vallée de Katmandou, avant fin 2020, les besoins d’hygiène menstruelle seront pris en compte et des installations sanitaires adaptées seront mis en place dans les locaux. Les toilettes ne seront pas mixtes et les jeunes filles auront accès à l’eau courante.
900 adolescentes sauront fabriquer et utiliser des serviettes hygiéniques lavables.

L’école deviendra un lieu de soutien et de sensibilisation. Le projet prévoit de mettre en place une véritable compréhension de la question des règles pour permettre à chaque jeune fille et à chaque enseignante de se rendre à l’école en toute sérénité.

[IMPACTS] Gérer l’hygiène menstruelle en milieu scolaire, c’est agir directement sur l’éducation des filles

De quoi ont besoin ces jeunes filles ?

  • D’être informées sur les règles, et que leurs camarades le soient aussi.
  • De serviettes hygiéniques propres, d’intimité, d’installations adaptées, d’eau, de savon.

Quels impacts à long terme ?

  • Ce projet a pour objectif de former les jeunes filles, qui pourront ensuite à leur tour former les générations de jeunes filles suivantes.
  • Plus généralement, informer sur le cycle menstruel et l’hygiène intime aidera à rééquilibrer les relations entre les hommes et les femmes.
  • Fournir de l’eau propre et des toilettes qui leur soient réservés contribue durablement à améliorer le cadre de vie de ces jeunes filles, qui pourront alors se sentir en sécurité et être traitées avec respect et compréhension.
  • Le projet, grâce aux actions de sensibilisation qui seront menées et grâce à l’installation de sanitaires adaptées, entend avoir un fort impact non seulement sur la santé des jeunes filles, mais aussi sur leur assiduité scolaire.
  • Plus largement, ce projet a pour objectif parallèle de former les enseignants et les comités de gestion des écoles à la prise en compte de la question du Genre. Le projet sera géré par des filles au sein de leur école, elles sensibiliseront également la population masculine de l’établissement et valoriseront leur travail en démontrant la viabilité d’un projet mené par des filles.

Budget

Le budget du projet est de 48 730 €.

Vous financerez notamment :

  • l’installation des sanitaires dans 20 écoles ;
  • les ateliers et rencontres ;
  • la mise en oeuvre et le suivi de projet ;
  • la communication et les publications.
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