JUIN
2012
Les enfants du Honduras n’affrontent plus seuls les dangers de la rue !
Avec près de 40 % de la population du pays qui vit avec moins de 2 dollars par jour, le Honduras, situé au cœur de l’Amérique centrale, est l’un des pays les plus pauvres du sous-continent américain. Aggravé par la crise économique mondiale et la crise politique déclenchée par le coup d’Etat de 2009, les conditions de vie des Honduriens se détériorent : 16% de la population n’a pas accès à l’eau potable et une grande majorité de la population n’y a accès qu’une fois par mois ; de nombreuses familles sont contraintes de se loger à 10 dans près de 15 m²...
Depuis quelques années, le pays fait face à une montée en puissance de la violence dans les rues du pays qui s’accompagne d’une recrudescence inquiétante des « maras » (bandes armées ou gang). Selon les données officielles de la police nationale hondurienne, plus de 450 bandes délinquantes armées séviraient dans tout le pays, dont plus de 100 agiraient à Tegucigalpa, la capitale du Honduras. Ces « maras » seraient composées à 45 % d’enfants de moins de 18 ans !
De nombreux enfants, très souvent déscolarisés ou en échec scolaire, vivant pour la plupart dans des conditions d’extrême pauvreté, sont entrainés et piégés dans ces bandes armées qui leur font miroiter protection, argent facile et reconnaissance sociale et desquelles il est presque impossible de se libérer sans risquer de perdre la vie.
Mais face aux dangers de ces « maras », les enfants des quartiers les plus défavorisés de Tegucigalpa, ne sont plus seuls. Depuis 1991, Compartir, partenaire de Partage au Honduras, œuvre pour que ces enfants en grandes difficultés puissent avoir d’autres choix que celui de devenir l’esclave d’un gang.
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Parce que 70% des 5 000 enfants soutenus par Compartir sont, en raison de leur grande vulnérabilité, des proies faciles pour les « maras », Compartir mène un travail de prévention auprès de ces enfants, de leurs familles et communautés. Elle offre à ces enfants un autre modèle de vie (avec l’aide des volontaires, jeunes adultes qui pour certains ont bénéficié durant leur enfance du soutien de Compartir), leur enseigne des valeurs respectueuses de la vie et de la paix.
Pour cela, Compartir développe, avec l’aide précieuse de toute la communauté, un programme d’éducation, maternelle et préscolaire, pour les enfants de 3 à 6 ans où sont dispensées des activités de stimulations précoces (activités extrascolaires telles que des ateliers de théâtre et de musique, soutien scolaire, bibliothèque…), un programme communautaire qui organise des actions pour que les habitants se réapproprient leurs quartiers (une fois par an, une marche pour la paix est effectuée pour lutter contre la violence) et met en place des groupes de thérapie pour les victimes de violence, ainsi qu’un programme d’intégration sociale.
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Ce programme d’intégration sociale est un travail de prévention qui permet d’identifier les enfants particulièrement à risque. Compartir effectue un véritable accompagnement psychologique et psychosocial des enfants et de leurs parents et propose à ces enfants des activités extra-scolaires (artistiques, musicales, sportives…), afin de leur ouvrir d’autres horizons et d’éviter qu’ils soient happés par la violence des bandes armées.
Depuis plus de 20 ans, Compartir constitue pour des milliers d’enfants le dernier rempart entre leur vie d’enfant, celle à laquelle ils ont droit, et une vie où s’entremêlent violences, drogues, trafics d’armes, prostitution... Mais l’association fait actuellement face à une situation exceptionnelle due à la crise et à la diminution des subventions publiques.
Parce que nous ne pouvons pas nous résoudre à regarder ce dernier rempart se fragiliser sans agir et faire courir le risque à ces enfants de se retrouver, de nouveau, seuls face aux dangers de la rue, nous faisons appel à votre générosité.
Je fais un don pour soutenir les enfants du Honduras
Pour découvrir en photo les enfants soutenus par Compartir, cliquez ici
Découvrez les témoignages de Sujey, ancienne bénéficiaire de Compartir et de José, bénéficiaire de Compartir, en cliquant ici






