DEC
2009
Thaïlande : deux centres d’accueil pour enfants victimes de maltraitance menacés

En Thaïlande, des enfants sont victimes d'abus et de maltraitances. Le CPCR (Center for the Protection of Children's Rights), partenaire de Partage, vient en aide à ces enfants grâce à deux centres d'accueil d'urgence et de réhabilitation. Mais aujourd'hui, ce programme connaît des difficultés financières. Faute de moyens, la prise en charge des enfants sera affectée.
Chaque année, des familles, des voisins, des professionnels réfèrent auprès du CPCR des cas d'enfants mineurs, victimes de maltraitance et de négligence. Suite à une enquête sociale, une décision est prise collectivement avec les services sociaux, la police et la famille pour répondre au mieux aux besoins des enfants.
Le CPCR contacte alors des centres d'accueil gouvernementaux ou tenus par d'autres ONG pour s'occuper des enfants. L'enfant peut aussi être maintenu dans sa famille ou chez un de ses proches, avec un suivi social et psychologique.
Dans les cas les plus graves où il y a eu des violences physiques (coups, abus sexuels) et/ou morales (négligence, abandon, humiliations, défaut d'éducation), les enfants sont placés dans le centre d'accueil d'urgence du CPCR. Il ont entre 3 et 18 ans et restent en général trois mois au centre. Ils bénéficient alors d'une prise en charge globale, aux niveaux médical, social et légal. Pendant la durée de leur séjour, les enfants continuent d'aller à l'école, à l'extérieur du centre. En parallèle, une thérapie par l'art, et en particulier le théâtre leur est proposée.
Dans le même temps, un suivi des familles est assuré pour tenter de trouver des issues aux difficultés rencontrées par les parents. L'objectif final du CPCR est en effet que l'enfant puisse retourner dans sa famille. Si cela n'est pas envisageable, l'association cherche des familles d'accueil thaïlandaises susceptibles d'offrir un environnement chaleureux et protecteur à l'enfant.
A l'issue des trois mois, si aucune solution n'est possible, les enfants rejoignent le centre de réhabilitation du CPCR. Ils y restent de 6 mois à 2 ans, pendant lesquels ils sont accompagnés dans leur cursus scolaire ou encouragés à suivre une formation professionnelle.
Grâce au travail réalisé par l'équipe du CPCR, les enfants peuvent réintégrer la société. Pour certains d'entre eux, c'est même l'unique lieu où ils peuvent se reconstruire. Mais aujourd'hui, le CPCR manque de moyens pour assurer le fonctionnement de ses centres, du fait d'une diminution conséquente de ses ressources. Il y a donc urgence car les conséquences seraient dramatiques pour les enfants.






