Mardi 27 mai 2008, nous avons eu la joie d’accueillir à Partage, Anh Hoang, ancien filleul de Partage Vietnam, venu quelques mois en France pour ses études. Aujourd’hui âgé de 24 ans, Anh Hoang a été parrainé à l’âge de 9 ans. Extraits de son passage à Partage et de son témoignage sur le parrainage.
11h45 : Anh Hoang arrive à la gare de Compiègne. Sur le chemin, nous prenons quelques photos que nous lui enverrons, en souvenir de son passage à Partage. Il arrive ensuite à l’association où il découvre les locaux et rencontre l’équipe.
12h30 : Tout le monde se réunit pour partager le repas. C’est l’occasion d’échanger avec Anh Hoang et d’en savoir plus sur son parcours. Nous discutons avec lui en anglais car il n’est en France que depuis deux mois et n’a donc pas eu le temps d’apprendre le français.
« Je suis en Master de mathématiques appliquées. J’ai eu la chance de venir en France grâce à un de mes professeurs au Vietnam qui a des contacts avec un confrère à l’Université de Tours. Il y a deux mois, je suis donc arrivé en France et je repars demain pour le Vietnam. Je n’aurais jamais imaginé me retrouver ici. C’était une bonne surprise. ».
Lorsque nous lui demandons ce qu’il pense de la France, il répond : « les Français sont très sympathiques. Pour ce qui est de la nourriture, j’ai trouvé ça étrange au début car le goût ne m’était pas familier. Mais je me suis rapidement adapté. ».
14h : Nous nous retrouvons à l’étage du département parrainage pour recueillir son témoignage. Claudine Paraire, responsable du département, lui présente son dossier qu’elle a ressorti. Son poids, sa taille, des commentaires sur sa famille, sa scolarité et sa personnalité y sont inscrits. Trois photos de lui à des âges différents sont aussi jointes. C’est émouvant de découvrir ces documents avec lui. « Quand Mme Thuy Uyen [Directrice de Partage Vietnam] m’a annoncé que j’étais parrainé, elle m’a dit que j’avais beaucoup de chance car de nombreux enfants au Vietnam ne reçoivent pas d’aide. J’étais heureux », se rappelle Anh Hoang. « Lorsque je recevais des lettres de mes parrains, j’étais content car cela voulait dire que des gens qui vivaient très loin s’intéressaient à moi. La première fois que je leur ai écrit, j’ai seulement répondu à leurs questions parce que j’étais un enfant. Mais je n’ai pas trouvé ça difficile. J’ai reçu beaucoup d’encouragement de la part de mes parrains. C’était important pour moi, bien sûr. »
15h10 : « L’interview » se poursuit. Anh Hoang est surpris de l’intérêt que nous lui portons. « Je ne suis pas quelqu’un de spécial », affirme-t-il. Nous lui expliquons que pour nous il est quelqu’un de particulier et que nous avons rarement la chance de rencontrer d’anciens filleuls, aujourd’hui adultes, qui peuvent témoigner d’une manière différente. Cette rencontre était aussi intéressante et très importante car nous pourrons la retransmettre aux parrains qui nous contactent.
Nous lui demandons alors ce qu’il souhaite faire dans le futur. « Je veux continuer à étudier. Je souhaiterai faire un doctorat de mathématiques appliquées. Ca m’intéresse en particulier d’utiliser les maths pour résoudre des problèmes concrets de la vie ».
15h45 : L’heure du train approche. 20 minutes. Le temps de poser encore à Anh quelques questions. « Si je devais dire quelque chose aux gens qui viennent de décider d’être parrains, je leur dirais qu’ils ont raison de le faire car de nombreux enfants dans le monde vont pouvoir en bénéficier. De mon côté, j’aimerais rendre un peu de ce que m’a donné Partage Vietnam. Quand je le pourrais, je pense que je leur enverrai une partie de mon argent ».
16h : C’est l’heure du train. Anh Hoang fait le tour des bureaux pour dire au revoir à l’équipe. Le lendemain matin, il prenait l’avion pour le Vietnam.