Partage au Népal avec Les Enfants des Rues

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En l’absence d’un recensement précis, le réseau “Street net” estime le nombre des enfants des rues au Népal à environ 5 000, dont environ 1 000 se rassembleraient à Katmandou.
 
Un millier d'enfants qui doit chaque jour trouver de la nourriture, un lieu protégé pour dormir, de quoi se chauffer et se vêtir. Qui doit faire face à l’errance de la rue dans une insécurité totale.
 
Beaucoup d’entre eux vivent de la vente du plastique et des chiffons qu’ils collectent. Ils vendent également des billets de “tempos” (petits bus que prennent les Népalais pour se déplacer) et proposent aux voyageurs des bouteilles d’eau ou des oranges. D’autres assurent le ramassage des ordures dans toute la ville. Certains d’entre eux sont mendiants ou pickpockets, d’autres sont contraints de se prostituer. Les filles généralement ne sont pas dans la rue. Si elles n’ont pas eu la chance de rester dans leur famille, elles sont prisonnières de réseaux de prostitution nationaux et internationaux.
 
Partage soutient le travail complémentaire de 2 associations locales agissant au plus près des enfants. Cette attention portée aux enfants commence dès leur arrivée à Katmandou. Les animateurs se relaient dans la principale gare routière, là où convergent les bus de toutes les régions du pays. En 4 à 5 jours, si les enfants ne sont pas pris en charge, ils deviennent des enfants des rues…
 
L’objectif des partenaires de Partage est donc de les convaincre rapidement de retourner dans leur village, si, évidemment, la situation familiale le permet. Pour arriver à ce résultat les éducateurs passent par un temps d’explication qui est très souvent réalisé par l’intermédiaire d’enfants plus grands, qui vivent dans la rue et en connaissent les souffrances. Ils peignent aux plus jeunes un tableau réaliste de cet enfer de violence et de misère qui les attend s’ils restent à Katmandou.
 
Chacun des deux partenaires locaux de Partage propose des réponses différentes, en fonction du degré d’avancement des enfants dans le “cycle de la rue”, dans cette microsociété qui vit avec ses propres règles et sous la domination de gangs. Si la palette des réponses de nos partenaires est large, elle est toujours insuffisante pour espérer prendre tous les enfants en charge lors d’un parcours de sortie de rue.
 
 
VOICE OF CHILDREN (VOC), vers une réinsertion sociale
 
L’objectif de VOC est de réinsérer et d’accompagner sur le long terme les enfants qu’elle prend en charge. Sa vocation est principalement de travailler sur “l’après rue”, en essayant de changer les comportements et les mentalités. VOC suit les enfants sur un parcours en trois étapes allant de la rue à la réintégration : l’accueil d’urgence (dans un «dropping center») qui accueille plusieurs dizaines d’enfants par jours ; deux homes : un pour les 20 grands et un autre pour les 20 plus jeunes (un troisième sera bientôt terminé pour accueillir les petits) ; la réinsertion sociale et familiale, qui passe très souvent par de la formation professionnelle et des micro crédits accordés aux jeunes et/ou à leur famille.
Un autre volet fort du travail de VOC concerne la lutte et la prévention contre les abus sexuels faits aux enfants.

CHILD WATABARAN CENTER (CWC), recréer une ambiance familiale
 
Autre approche pour CWC. Son objectif est d’offrir aux enfants des rues un environnement adapté et faire en sorte qu’ils puissent grandir dans une atmosphère familiale. C’est pourquoi CWC recueille seulement 25 enfants, des garçons de 8 à 16  ans dans une maison, et une vingtaine de jeunes filles dans une autre.
 
Pour être intégré, l’enfant doit faire preuve de sa détermination. Trois “chances” de retourner à la rue et de revenir lui sont offertes, un temps souvent nécessaire pour s’habituer et laisser de côté ses dépendances, drogue notamment, qui n’ont pas leur place dans la maison.
 
Une fois dans la maison, les enfants reçoivent une éducation primaire non formelle, qui leur permet d’atteindre l’équivalent d’un niveau de fin de primaire. La moitié des enfants accueillis n’a jamais été à l’école. CWC leur propose ensuite des ateliers de formation professionnelle : papeterie, couture, plomberie, mécanique, conduite, artisanat, électronique…
 
Partage, association humanitaire française , 40, rue Vivenel - 60200 Compiègne - France
Tél : 03 44 20 92 92 - Fax : 03 44 20 94 95 - Mail : info@partage.org
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