Contexte général du pays Le 1er janvier 2004, Haïti fêtait le bicentenaire de son indépendance et de la proclamation de la première république noire du monde. Pourtant, l'heure n'est pas à la fête. Haïti semble dans l'impasse sur les plans politique, économique et social. Haïti est caractérisé par sa pauvreté de masse : 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. À Port-au-Prince, deux habitants sur trois vivent avec moins de 30 euros par mois. Les inégalités y sont criantes : 4 % de la population possèdent 66 % des ressources du pays, quand 70 % en ont à peine 20 % et que 10 % sont totalement démunis. Seulement 37 % de la population a accès à l'eau potable. Et le peu de moyens alloués à la prévention des maladies entraîne la propagation de maladies infectieuses. Partage soutient au quotidien plus de 2000 enfants grâce à son partenaire local PRODEVA dans une zone rurale reculée (commune d'Ennery). Pour en savoir plus... Partage soutient également, depuis 2005, l'association ACDED (Action pour un Développement Durable) qui intervient en milieu rural dans les communes de Marigot et des Cayes-Jacmel. L'ACDED oeuvre particulièrement pour l'amélioration de la qualité de l'éducation dans une vingtaine d'écoles communautaires primaires et préscolaires. |

| Actu De sérieuses menaces de malnutrition Malgré l’amélioration de la sécurité et la reprise relative de la croissance courant 2007, 60% de la population haïtienne continue de vivre avec moins de 70 centimes d’euros par jour. 3 personnes sur 5 n’ont pas accès aux services de base. Avec la multiplication et l’intensification des ouragans (70 personnes ont disparu avec la tempête tropicale Noël), les mauvaises récoltes et la concurrence déloyale des produits d’importation qui inhibe les capacités productives nationales, les Haïtiens souffrent d’une hausse des prix des biens de consommation. La malnutrition menace et la révolte gronde. La situation des enfants est plus qu’alarmante : une petite moitié seulement des enfants en âge d’être en primaire est scolarisée et moins de 2% terminent l’école secondaire. Chaque année près de 2 000 enfants sont victimes de la traite vers la République Dominicaine voisine pour travailler, avec, souvent, l’assentiment des parents. |