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Compte-rendu Asie
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- Compte-rendu de nos actions suite au tsunami - Témoignage de notre responsable de programme en Thaïlande - Témoignage d'une de nos marraines au Tamil Nadu - Notre programme pour les enfants victimes du tsunami
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| Informations datant du 17 Juin 2005 | |||||
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Fiche
synthèse collecte pour le tsunami
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Pays d’intervention : Inde, Thaïlande Région/provinces/villes
: Thaïlande
: Organisations
partenaires (locales) : Thailande:
Activités
en cours : Thaïlande
: Nombre total
de bénéficiaires : Thaïlande
: Montant
(brut) et origine des dons privés collectés : chiffres au 17 mai 2005
51.399,93 € de dons spontanés privés Montants
dépensés à ce jour : Prévisionnel de durée sur place : Nos partenariats avec ces différents partenaires existaient avant le Tsunami et se poursuivront au-delà. Nous sommes présents en Inde depuis 1980 et en Thaïlande depuis 1998. Parmi les programmes que nous soutenons dans le cadre du Tsunami, certains (urgence pure) sont déjà achevés (ASSSEFA et VSSS en inde). Nous avons reçu tardivement les informations supplémentaires sur le déroulement du programme de CARE, ce partenaire préférant travailler dans la post urgence, le transfert financier ne se fera qu’au mois de Mai Le programme en Thailande, avec HSF, comporte essentiellement des actions d’accompagnement et réhabilitation à long terme (soutien psychosocial, activités génératrices de revenus, …) qui sont prévus pour 3 à 5 ans. Contact pour
toute information complémentaire :
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Compte-rendu
de nos actions suite
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Merci de votre générosité, merci de vos engagements Le 26 décembre, un raz-de-marée d'une rare violence pulvérisait l'Asie du Sud-Est. Par son effet de dévastation de masse, le tsunami a été saisissant pour nous tous : beaucoup de personnes interviewées le comparaient en impact au 11 septembre… Il a été vécu par tous comme une expérience douloureuse, qui a déclenché une générosité sans précédent : fin janvier 2005, près de 150 millions d'euros ont été donnés aux associations pour les victimes du tsunami. Cela représente environ 7,5 % de la collecte annuelle totale pour l'ensemble des dons. Plus que le Téléthon. D'après une étude menée du 10 au 18 janvier par le Cerphi (Centre d'études et de recherches de la philanthropie), près d'un Français sur deux (46,1%) déclare avoir fait un don à une association pour les victimes du séisme. Trois donateurs sur quatre n'avaient jamais fait de dons auparavant (étude Ipsos). Nous espérons, si vous en faites partie, que vous trouverez ici des raisons supplémentaires de confirmer votre choix. Partage n'est pas une association d'urgence. Eduquer, faire grandir les enfants sont des actions de développement sur le long terme. Mais, à l'écoute de nos partenaires proches des populations touchées par le tsunami, dès les premiers jours de janvier nous avons pu assurer l'ASSEFA et VSSS, nos partenaires en Inde, d'un don de 25 000 euros. Ces deux associations locales souhaitaient apporter des vivres, des vêtements, du savon, des ustensiles de cuisine aux victimes durement touchées du Tamil Nadu et de la pointe du Kerala. Parallèlement à cela, notre partenaire de Thaïlande, la Fondation Holt Sahathaï engagée depuis de nombreuses années dans la prévention des abandons d'enfants, nous a lancé un véritable appel au secours pour protéger les enfants isolés. Nous avons pu nous engager grâce à vous, parrains et donateurs, qui avaient répondu à notre appel en faisant un don ou acceptant de soutenir sur du long terme l'accompagnement des enfants et des familles d'accueil dans leur communauté. Quand, en France, le collectif Asie s'est créé, sous l'impulsion du ministère de la santé, pour promouvoir des solutions autres que l'adoption pour ces enfants isolés, et notamment le parrainage, nous avons naturellement choisi d'y participer, afin de faire entendre notre voix et d'augmenter la portée de notre action pour la protection de ces enfants. Nous poursuivons notre effort. Avec vous et grâce à vous. Merci infiniment.
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Témoignage de notre responsable de programme en Thaïlande
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Marion Crouigneau, notre responsable de programmes pour la Thaïlande, vient de rentrer de mission. Son objectif était de rencontrer notre partenaire sur place, la Fondation Holt Sahathaï, et de voir où en était le programme mis en place dans l'urgence juste après le tsunami. Voici son témoignage.
L'avion atterrit à Bangkok à 6 heures du matin. Avec le décalage horaire,
il est minuit pour moi. Pourtant la fatigue s'efface devant l'impatience
de rencontrer Jintana, la directrice du la Fondation Holt Sahathaï (HSF),
qui vient me chercher. Après une brève visite au siège de la Fondation,
nous partons à Nakorn Sri Tammorat. J'ai pu constater avec admiration que chaque assistante sociale a une connaissance intime des familles qu'elle suit. Je suis convaincue qu'un programme à grande échelle, s'il est nécessaire dans un premier temps, doit laisser la place à une écoute attentive et un échange régulier et individualisé. Je suis heureuse que Partage y apporte son soutien. Nous prenons la route pour la côte ouest, au nord de Phuket. 4h30 de route à 30 °C. Et dire qu'il neige en région parisienne… La route est magnifique, de grandes plaines succèdent à des gorges verdoyantes, on dirait un paysage de carte postale. Au fur et à mesure que j'approche de la zone durement touchée par le tsunami, je m'étonne de ne pas voir des ONG à pied d'oeuvre. Peut-être leur présence est-elle plus visible sur l'île de Phuket, plus touristique ? En arrivant à Talay Nork, un village de pêcheurs rasé par le tsunami, le silence qui règne me surprend et me met mal à l'aise. Je suis face à cette mer sublime, calme, tranquille, et il suffit de tourner la tête pour voir les stigmates de la dévastation. " Il y avait ici une école fréquentée par 30 gamins, il ne reste plus rien ", commente une des mes accompagnatrices. Je commence à mieux appréhender la violence de ce qui est arrivé. Cela paraît incroyable… Dans ce village, 11 familles ont été identifiées par HSF et sont aidées individuellement. Nous rendons visite à l'une d'entre elles. Le mari a disparu en mer, laissant deux enfants, une petite fille de 8 ans et son jeune frère de 2 ans. La petite raconte timidement comment elle a réussi à sauver la vie de son frère. Leur mère est effondrée. Mon cœur se serre. On la sent si désarmée, si désemparée… Elle n'a pas -encore- trouvé l'énergie de faire face. Le fait que l'on n'ait pas retrouvé le corps de son mari ne l'aide pas à faire le deuil. Elle vit dans une des maisons, alignées les unes à côté des autres, que l'état s'est empressé de construire pour reloger les victimes. Elle a reçu un peu d'argent du gouvernement. L'équipe de Holt Sahathaï la soutient psychologiquement -ainsi que ses enfants- et prend en charge les frais de scolarité. C'est la fin de l'année scolaire ici, les grandes vacances s'étalent entre mi-mars et mi-mai, les deux mois les plus chauds. L'équipe de HSF m'explique que le soutien scolaire est très important pour les enfants qui doivent passer des examens, afin de leur éviter de perdre une année. Les cours s'achèvent tant bien que mal dans des écoles temporaires. Des négociations sont en cours avec les autorités pour les reconstruire définitivement. Nous
nous rendons auprès d'une autre famille : le père de famille, pêcheur,
avait dépensé toutes ses économies pour remettre à neuf son bateau avant
la fin de l'année. Son outil de travail a été détruit, il n'était pas
enregistré auprès des autorités, la famille ruinée ne touchera rien de
la part du gouvernement. Mais le père ne se plaint pas, les siens sont
en vie. Sa fille de 15 ans est enceinte. Profitant d'un moment plus calme, je demande à Jintana s'il y a des enfants abandonnés. L'équipe de HSF a appelé tous les orphelinats des environs : il n'y a pas eu d'enfants placés suite au tsunami. Je souris de cette belle victoire. La solidarité familiale et villageoise a merveilleusement fonctionné. Même au niveau national, tous les Thaïlandais se sont mobilisés et ont envoyés dans les zones touchées des vivres, des vêtements,… des bénévoles sont également venus prêté main forte. C'est maintenant que tout le programme prend son sens : il faut tout faire pour que les familles qui ont recueilli un enfant puissent le garder. Grâce à aux parrains d'action de ce programme et grâce aux dons faits pour l'Asie, HSF a commencé à mettre en place de petits prêts financiers afin de redémarrer les activités génératrices de revenus. Quand une des assistantes sociales rencontre une famille touchée par la catastrophe, elle décide de la soutenir, soit par un don en argent, soit en lui achetant des vêtements, ustensiles de cuisine, lait en poudre… Toutes les aides sont sur-mesure, en fonction des vrais besoins des familles et des enfants. Je vous assure, le travail des assistantes sociales de HSF auprès des familles est remarquable. Leur approche, leur écoute, leur savoir-faire m'ont impressionnée. Je suis fière de participer à cette action, avec vous et grâce à vous. Continuons à soutenir ces enfants et ces familles, continuons à soutenir HSF qui aimerait ouvrir dès le mois de juin un autre bureau et un centre de jeunes près de Takua Pa (plus au sud), s'ils ont les fonds suffisants. Nous tâcherons d'y veiller. |
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Témoignage
d'une de nos marraines au
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Quelques heures seulement après notre descente d'avion, Radje, responsable du centre, nous retrouve à Madras pour nous guider vers Pooriampakkam, sur la route de Pondycherry. A peine deux heures de route, le temps de s'acclimater, il fait chaud comme en plein mois d'août, et la conduite est sportive dans la région. De la poussière, de " camions doublant des voitures doublant des vélos doublant des bœufs doublant des piétons ", le tout dans un concert de klaxons, bienvenue en Inde ! Loin de l'agitation des villes, le centre Assefa est un modèle de calme et de sérénité. Petit tour du propriétaire, au milieu des bananiers et des palmiers : il y a ici un internat pour ados dont les familles vivent loin des écoles, un centre de formation permanente qui accueille des enseignants en fin de semaine, une ferme, et une laiterie qui fonctionne en coopérative. Un système de micro crédits permet aux femmes d'acheter des vaches, dont le lait est commercialisé ici, " les femmes remboursent à 110% " note avec fierté Radje qui nous explique que l'association gère 28 écoles primaires dans des zones rurales où le gouvernement n'en avait pas créé malgré les besoins. Les enfants vivent dans un rayon de 5 km autour des écoles construites par l'Assefa qui assure aussi le ramassage par bus. " Note objectif premier est l'éducatif, mais pour cela il faut aussi s'occuper de l'économique, aider les familles qui laisseront alors leurs enfants aller à l'école " explique Raji. Cela fait 17 ans qu'elle passe ici l'essentiel de son temps, toujours à l'écoute des besoins de la population. Ce qui nous frappe, c'est d'une part la cohérence des projets imbriqués les uns aux autres, d'autre part la tranquilité dans laquelle chacun assume sa tache. Nous observons les enfants pendant les cours, disciplinés, enjoués, sérieux. Ce matin là, c'est un cours de biologie. L'instituteur fait découvrir le fonctionnement du cœur. Il déplie un grand livre du corps humain. Surprise : les explications sont en français. Radje nous explique que c'est un cadeau d'un parrain de l'association. Cadeau d'autant plus utile qu'il peut être partagé par toute la classe, comme les papiers de soie colorés que j'ai apporté pour travaux manuels à venir… Le soir, pendant l'aide aux devoirs, nous échangeons avec les élèves. D'abord un peu surpris voir gênés par nos questions, ils se dérident vite et nous disent avec du soleil dans les yeux qu'ils veulent devenir " enseignant, médecin, biologiste, scientifique, policier, ingénieur, chercheur etc ". Autrement dit, ils ont de l'ambition. Ces projets d'avenir nous semblent la meilleure preuve de la réussite du projet éducatif de l'Assefa… Evaluer
les besoins d'après tsunami
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Notre
programme pour les enfants victimes du
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Protéger
400 enfants isolés en Thaïlande et reconstruire la vie
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